Paris, le 25 septembre – Adoptée le 28 février 2024, la directive européenne EmpCo renforce les règles applicables aux allégations environnementales. Les nouvelles dispositions doivent s’appliquer dans les États membres à partir du 27 septembre 2026. Elle interdit désormais à toutes les entreprises, dont les hôteliers, d’utiliser des allégations environnementales (« éco-responsable », « vert », « neutre en carbone ») sans éléments de preuve fiables, vérifiables et suffisamment documentés.
Le FairScore Hôtel de FairMoove Solutions répond à cette nouvelle exigence en fournissant aux établissements une évaluation complète de leur performance environnementale, basée sur des données mesurées (carbone, énergie, eau, achats) et validée par un organisme tiers indépendant.
Une annonce importante pour le secteur hôtelier
Beaucoup d’hôteliers ne mesurent pas encore l’ampleur du risque. Certains communiquent sur leur engagement environnemental sans disposer d’aucune preuve vérifiable. D’autres, de bonne foi, s’appuient sur des labels, des certifications ou des partenaires dont ils n’ont jamais vérifié la conformité à la directive.
Or la directive change la charge de la preuve : une autorité de protection des consommateurs pourra désormais sanctionner une allégation non fondée sans avoir à démontrer qu’un client précis a été trompé. Le risque n’est donc plus seulement de ne pas prouver ses propres allégations : il est aussi de porter, sans le savoir, celui de son écosystème de partenaires. Un label affiché de bonne foi mais non certifié par un tiers indépendant, ou un dispositif de compensation carbone qui ne répond plus aux critères de la directive, exposent l’hôtelier exactement comme s’il avait lui-même formulé l’allégation fautive.
Chaque établissement doit donc, avant le 27 septembre, auditer l’ensemble de ses allégations environnementales, y compris celles qui reposent sur des tiers et vérifier que ses partenaires, labels et certifications sont eux-mêmes conformes à la directive.
« La directive EmpCo a le grand mérite de donner des règles claires pour communiquer sur le sujet de l’environnement et la RSE. Ceci est particulièrement important au moment où de nouveaux labels ou scoring RSE fleurissent grâce à l’IA, en particulier dans l’hôtellerie, portés par de nouveaux acteurs. Les labels déjà existants ont dû faire leur révolution pour la plupart afin de se conformer aux règles de la directive, tout en limitant au maximum le possible surcoût. C’est un bouleversement important pour toute la chaine de valeur, des hôtels aux intermédiaires de la réservation, où chacun devra adapter sa communication. » indique Hubert Vendeville, Fondateur et CEO de FairMoove Solutions.
Ce qui va changer concrètement pour le secteur hôtelier
La directive interdit concrètement :
- Les mentions génériques non prouvées : “hôtel éco-responsable”, “démarche durable” sans preuve chiffrée et vérifiable immédiatement associée.
- La “neutralité carbone” fondée sur la seule compensation : l’achat de crédits carbone externes (reforestation, énergies renouvelables à l’étranger) ne suffit plus ; il faut une baisse réelle et mesurée des émissions propres de l’établissement.
- Les labels environnementaux devront reposer sur des systèmes de certification ou d’approbation répondant aux exigences européennes. Les labels internes ou les démarches non vérifiées seront davantage exposés.
Des risques concrets pour les hôteliers :
- Sur les OTA et moteurs de réservation : les plateformes de réservation (Booking.com, Expedia et Google…) seront également incitées à renforcer la fiabilité des informations environnementales affichées, afin d’éviter la diffusion d’allégations non vérifiables.
- Contrôle sans préavis : les autorités peuvent désormais agir sur simple constat de l’allégation, avec obligation de retrait immédiat des mentions litigieuses.
- Risque réputationnel et concurrentiel : un contrôle rendu public peut ternir durablement l’image d’un établissement, pendant que les concurrents certifiés gagnent en crédibilité.
- Risque financier direct : amendes proportionnées au chiffre d’affaires dans les cas les plus graves, auxquelles s’ajoute le coût d’une refonte en urgence des supports de communication.
La réponse FairMoove Solutions : une méthodologie de mesure et de certification de la performance environnementale reposant sur des critères objectifs et vérifiables, auditée par un organisme indépendant, conforme aux exigences de la directive EmpCo.
A propos de FairMoove
Le Groupe FairMoove propose une offre globale, et intègre dans ses actions l’ensemble de la chaine de valeur du tourisme : hôteliers, tour-opérateurs, la distribution B2C, B2B (CSE, MICE) … Son ambition est d’être le groupe de référence pour accompagner les acteurs engagés pour un tourisme responsable, afin d’en faire un moteur de la transition écologique.
FairMoove.fr est une plateforme de réservation de voyages, hébergements et activités lancée par Jean-Pierre Nadir, Corinne Louison et Arthur Courtinat en juin 2021. Elle propose une offre variée, mais rigoureusement sélectionnée notamment selon des valeurs éthiques : impact environnemental, acteurs qui prennent des initiatives écologiques ou sociales, immersion dans la population locale… Les valeurs éco-responsables, le juste coût et la garantie de transparence et de qualité sont au cœur des préoccupations de Fairmoove.
À propos de FairMoove Solutions
Filiale B2B du groupe FairMoove, FairMoove Solutions accompagne les acteurs du tourisme (hôtels, restaurants, campings, thalassos, groupes hôteliers…) dans la mesure, le pilotage et la valorisation de leur performance environnementale et extra-financière. Grâce à ses outils numériques et à son expertise, l’entreprise propose une solution complète : Affichage Environnemental, Reporting ESG, accompagnement stratégique et formation.