Alors que l’été 2026 touche à sa fin, comment les habitudes de consommation des Français ont-elles évolué ? Pour le mesurer, SumUp a analysé les transactions réalisées chez plusieurs milliers de commerçants en juillet et août 2026, comparées aux mêmes périodes en 2025*.
Les résultats montrent une dynamique de consommation qui demeure soutenue, portée par le secteur de la restauration, confirmant son rôle de moteur de croissance, ainsi que par le tourisme et l’hébergement. À l’échelle régionale, l’Île-de-France se distingue particulièrement.
Une consommation estivale au rendez-vous
En juillet 2026, l’activité des commerçants progresse de +17,4 % et +35,5 % en termes de volumes d’affaires par rapport à juillet 2025. Elle reste positive – quoique dans une moindre mesure – avec respectivement +11,1 % d’activité et +25,5 % de volume d’affaires par rapport à la même période en 2025. Cette analyse s’inscrit dans la lignée du constat de l’an dernier où la fintech observait une progression de +35,1 % de l’activité et de +27,3 % du volume d’affaires par rapport à l’été 2024.
La restauration confirme son rôle de moteur
Comme en 2025, les cafés et restaurants figurent parmi les secteurs les plus porteurs. En juillet 2026, ils enregistrent une croissance de +24,3 % de l’activité et de +45,5 % de volume d’affaires comparativement à l’année précédente. Les food trucks ne sont pas en reste, enregistrant une embellie de respectivement +20 % et +24 %.
En août, la progression reste soutenue, avec +13,6 % d’activité et +31,1 % de volume d’affaires pour ce secteur. On observe donc un phénomène de continuité, car c’était déjà le cas en 2025 : les cafés et restaurants avaient enregistré +31,4 % de croissance du volume d’affaires et +45,8 % d’activité sur la période étudiée.
Tourisme et hébergement sont aussi gagnants
La dynamique estivale profite également aux secteurs directement liés à la saison estivale. En juillet, le secteur de l’hébergement/hôtel affiche une progression de +10,6 % de l’activité et de +62,3 % du volume d’affaires, tandis que le tourisme connaît lui aussi une progression particulièrement marquée de +44,7 % en la matière.
Cette trajectoire se poursuit en août, avec +20,5 % de volume d’affaires, tandis que l’hébergement/l’hôtel affiche +36,5 % sur ce même indicateur. Ces performances montrent que tout l’écosystème touristique bénéficie de la consommation et du chassé-croisé des juilletistes et des aoûtiens.
Des pics de consommation en fin de mois
La consommation connaît par ailleurs des pics particulièrement marqués à certaines périodes de l’été. En juillet, la semaine du 20 au 26 juillet constitue le pic de consommation au niveau national, enregistrant +17 % d’activité et +37 % de volume d’affaires par rapport à la semaine comparable de 2025. Même constat en août, où la semaine du 16 au 23 constitue à nouveau le pic national, avec +17 % d’activité et +35 % de volume d’affaires.
L’Île-de-France en tête de la croissance du nombre de transactions
À l’échelle régionale, plusieurs territoires tirent leur épingle du jeu. En juillet 2026, les Pays de la Loire affichent une forte croissance, avec +31 % d’activité et +48 % de volume d’affaires. D’autres régions enregistrent également de solides performances, à l’image de la Bourgogne-Franche-Comté (+18 %, +40 %), de la Bretagne (+19 %, +38 %), de la Nouvelle-Aquitaine (+18 %, +32 %) ou encore du Centre-Val de Loire (+24 %, +41 %). L’Île-de-France se distingue elle aussi, avec +24 % d’activité et +48 % de volume d’affaires.
En août, le Centre-Val de Loire confirme sa dynamique avec +24 % d’activité et +31 % de volume d’affaires. La Bretagne (+15 %, +27 %) et la Nouvelle-Aquitaine (+14 %, +23 %) poursuivent également leur progression. L’Île-de-France conserve toutefois la première place, avec +44 % de hausse du volume d’affaires.
Cette répartition territoriale fait écho aux tendances observées en 2025, où plusieurs régions de l’Ouest, notamment la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie, figuraient déjà parmi les territoires les plus dynamiques.
« L’été 2026 confirme la bonne tenue de la consommation en France en dépit des canicules. La restauration reste le principal moteur de cette dynamique, tandis que l’hébergement et le tourisme profitent pleinement de la saison estivale. Si l’Île-de-France se démarque par la progression de son volume d’affaires, les performances des Pays de la Loire et du Centre-Val de Loire montrent que la dynamique ne se limite pas aux grands pôles économiques. Pour les commerçants, l’été aura ainsi constitué un véritable temps fort d’activité, porté par les dépenses liées aux vacances et aux loisirs », analyse SumUp.
Nos experts SumUp seraient ravis de décrypter avec vous les principaux enseignements de cette étude et d’échanger sur les nouvelles habitudes de consommation observées durant l’été 2026. Seriez-vous disponible pour un entretien dans les prochains jours ?
Méthodologie
Cette analyse a été réalisée par SumUp à partir de l’ensemble des transactions enregistrées via ses solutions de paiement (terminaux de paiement et systèmes de caisse) auprès de plusieurs milliers de commerçants en France métropolitaine. L’analyse porte sur les catégories économiques suivantes : café/restaurant, fast-food, food truck, les secteurs de la restauration, de l’hôtel/hébergement, du commerce, les taxis/limousines et le tourisme.
L’étude couvre la période allant du 1ᵉʳ juillet au 25 août 2026 et les résultats sont comparés aux mêmes semaines calendaires de 2025.
Les comparaisons hebdomadaires présentées dans cette étude portent sur le nombre moyen de transactions par commerçant (et non sur le chiffre d’affaires) ainsi que du volumes d’affaires, afin d’analyser l’évolution de l’activité commerçante au cours de la période étudiée et d’identifier les éventuels effets de la saison estivale sur les comportements et habitudes de consommation.
Conformément au Règlement général sur la protection des données (RGPD), SumUp analyse exclusivement des données transactionnelles agrégées et anonymisées.