Une maison forestière posée sur l’eau.
Une cuisine des bois enracinée et ouverte sur le monde.
Un lieu de vie imaginé pour habiter et vivre la Franche-Comté.
Il y a des lieux que l’on choisit.
Et puis, il y a ceux qui nous attendent.

Au bord du lac Saint-Point, à près de mille mètres d’altitude, dans l’écrin préservé du Haut-Doubs, Matthias et Hanna Marc ouvrent La Maison des Cimes, un projet construit à plusieurs voix, aux côtés de leurs associés Sylvain Courivaud, compagnon de route depuis plus de dix ans, et Eulalie Mariton, ancienne sommelière de Braise.
Reflet de son engagement pour la table et l’hospitalité, La Maison des Cimes a été référencée avant même son ouverture au sein de la très sélective collection d’établissements Relais & Châteaux. Projet familial par essence, elle rejoint une communauté de lieux animés par le désir de faire vivre et partager leur culture locale, et de transmettre une même passion du beau et du bon.
Un hôtel de neuf chambres, un restaurant gastronomique, un bistrot au feu de bois, une cave vivante et une multitude d’es-paces pensés comme autant d’invitations à ralentir.
Pour le chef révélé à Paris avec Substance*, cette ouverture res-semble moins à un nouveau projet qu’à un retour aux sources.
Retour à la forêt ; retour à l’eau ; retour à cette terre franc-com-toise qui ne l’a jamais vraiment quittée.
MATTHIAS MARC, L’ENFANT DES FORÊTS

Avant d’être un chef étoilé à Paris, Matthias Marc est un enfant du Doubs.
Né au cœur de la Franche-Comté, il grandit dans un village de quelques centaines d’âmes, entre les rivières, les scieries, les vergers et les immenses forêts, au rythme des saisons et du chant des épicéas.
Son enfance se déroule dans une liberté au goût d’absolu. Entre les cabanes construites dans les bois, les parties de pêche à la truite dans les ruisseaux et les longues journées passées au bord de l’eau, la nature constitue son terrain de jeu. Chaque mercredi, il rejoint ses grands-parents pour déjeuner avec les bûcherons de l’exploitation familiale. Une vingtaine de convives se retrouvent alors autour d’une grande table où se partage une cuisine simple, généreuse et profondément ancrée dans le terroir.
De ces années demeurent autant de souvenirs fondateurs : l’odeur du bois fraîchement coupé, les repas partagés, les cueillettes sauvages, les rivières du Doubs et cette relation instinctive au vivant qui irrigue encore aujourd’hui son imaginaire.
Car chez les Marc, le bois est une histoire de famille et la forêt, un héritage. Matthias incarne la sixième génération d’une lignée d’exploitants forestiers, qui a consacré sa vie aux arbres, au bois et à leur préservation.
Très tôt pourtant, il sait qu’il suivra une autre voie. Son oncle, alors en poste au Plaza Athénée, lui ouvre les portes de la grande gastronomie. Il découvre un univers radicalement différent de celui de son enfance et s’en passionne immédiatement. Les expériences s’enchaînent : le Louis XV à Monaco, le Saint-James à Bouliac avec Michel Portos, puis Le Meurice sous l’ère Herland, Lasserre et Racines des Prés aux côtés d’Alexandre Navarro. Une trajectoire exigeante, qui forge son identité culinaire et l’impose progressi-vement comme l’une des figures les plus singulières de sa génération.

En 2018, il s’associe à Stéphane Manigold, restaurateur et entrepreneur vi-sionnaire, pour donner naissance à Substance*. L’adresse s’impose rapide-ment parmi les tables les plus enthousiasmantes de la capitale et décroche une étoile au guide Michelin. Son passage remarqué dans Top Chef contri-bue à révéler au grand public une cuisine déjà très personnelle.
Pendant douze ans, Matthias Marc construit ainsi un dialogue permanent entre ses racines franc-comtoises et son apprentissage parisien. Une double appartenance qui façonne sa cuisine, son regard et sa manière de vivre son métier.
Avec La Maison des Cimes, cette double identité trouve aujourd’hui une di-mension nouvelle. La forêt, le lac, les cueillettes sauvages, les poissons d’eau douce, les vins du Jura et les artisans locaux deviennent les fondations d’une maison pensée comme l’ultime et la plus intime expression de son parcours.
« J’ai passé douze ans à raconter le Jura dans mes assiettes. Aujourd’hui, j’ai envie d’inviter les gens à venir le vivre. » – Matthias Marc

HABITER LE PAYSAGE


Suspendue au-dessus du lac Saint-Point, troisième plus grand lac naturel de France, là où les sapins regardent le lac, et où les reliefs du Haut-Doubs dessinent l’horizon, La Maison des Cimes semble avoir toujours existé.
Anciennement connue sous le nom d’Atelier de Donat, la propriété a fait l’objet d’une profonde métamorphose imaginée par Hanna Marc et orches-trée en étroite collaboration avec l’architecte local Marc Billamboz et de nombreux artisans de la région, qui ont contribué à façonner l’identité du lieu, avec une ambition simple : créer une maison intimement liée à son territoire, comme née de la rencontre entre le lac, la forêt et la lumière.
Le bois s’est imposé naturellement comme le fil conducteur du projet. Un hommage à l’histoire familiale de Matthias, mais aussi, à l’âme des anciennes scieries qui jalonnent encore le Haut-Doubs. Les façades ont été repensées, l’enduit cédant la place à un bardage en bois qui ancre davantage l’architec-ture dans son environnement naturel. Cette matière première essentielle se conjugue ici au schiste, à la pierre locale, aux fibres naturelles et au métal patiné. Ensemble, ces matériaux composent une palette directement ins-pirée du paysage avoisinant.
La lumière occupe également une place centrale. Les ouvertures ont été largement agrandies afin d’effacer les frontières entre intérieur et extérieur et de faire entrer la nature dans la maison. Partout, le regard glisse vers les eaux du lac, les prairies préservées de la zone Natura 2000 et les vastes forêts du massif jurassien.

Dans le prolongement de la bâtisse principale, un chalet ouvert sur le lac ac-cueille le Bistrot des Bûcherons. Le lobby et les différents espaces communs privilégient les matières brutes, les volumes généreux et les lignes douces. Ils ont été pensés comme des lieux de vie où l’on vient se retrouver après une randonnée, une baignade ou un dîner au coin du feu. Dans cet esprit, à l’extérieur de l’établissement, une cabane de curiosités réalisée par un artisan local complète l’expérience. Cette maison en bois, organisée autour d’un foyer central, a été imaginée comme un lieu de lecture, de méditation et de contemplation, au cœur de cet écosystème exceptionnel.
L’une des singularités du projet réside sans aucun doute dans la place don-née aux artisans, comme de véritables acteurs et forces de proposition. Les savoir-faire locaux ont ainsi été associés à chaque étape de la réalisation. L’ébéniste Thomas Peissel, formé à l’École du Bois de Mouchard, a dessiné et sculpté l’ensemble des tables du restaurant gastronomique ainsi qu’une grande partie du mobilier sur mesure. Certaines de ses créations s’inscrivent dans un dialogue avec la cuisine de Matthias Marc, traduisant dans le bois une interprétation sensible de l’expérience culinaire et du geste à la Table des Cimes.
Les luminaires, signés Pascal Oudet, sont façonnés à partir d’aubier délica-tement travaillé jusqu’à évoquer dans un magnifique travail d’orfèvre une dentelle de bois. Ils se mêlent aux pièces de ferronnerie de Paul Pasteur, les céramiques de Plato Surco et d’Atelier Jeda, ainsi que les objets d’art de la table réalisés par des artisans de la région, comme les couteaux de chez Werquin, dont la forge est établie à seulement quelques mètres de l’établissement. Une manière de célébrer la manière et la matière, dans tout ce qu’ils ont de plus vivant.
« Partout demeure la même intention : célébrer le geste de la main, et faire de Maison des Cimes un lieu habité, chaleureux et sincère, où l’on se sent bien. » – Hanna Marc
REFUGE LACUSTRE
Maison de neuf clés, La Maison des Cimes se déploie comme un refuge suspendu entre ciel, forêt et lac. Un ensemble de co-cons paisibles, pensés comme autant de bulles de sérénité, où le temps semble avoir suspendu son envol.
Six chambres doubles s’ouvrent directement sur le lac grâce à leurs balcons, prolongeant l’ho-rizon. Trois suites complètent l’offre : une suite familiale avec espace junior et terrasse, et deux suites en duplex, qui accueillent chacune un bain nordique indi-viduel suspendu au-dessus du lac, façonné par le charpentier du cru Steven Cattet.
Pour celles et ceux qui ne dis-poseraient pas d’un bain privatif dans leur chambre, un espace extérieur prolonge l’expérience de bien-être. Installé face au paysage, ce bassin chaud ouvert sur le lac, d’une capacité de dix personnes, est accessible sur réservation. Pensé comme une parenthèse bienvenue après une longue randonnée, il offre un moment de détente au contact direct du lac et des reliefs voi-sins, dans une atmosphère de silence et de pleine immersion dans la nature jurassienne.
Chaque chambre porte le nom d’une plante emblématique de la flore locale. Reine-des-prés, Achillée, Berce, Flouve, Ge-nièvre : autant de références végétales qui prolongent poéti-quement l’univers du restaurant gastronomique et son lien in-time à la cueillette et au vivant.
CUISINER
LA FORÊT

La Maison des Cimes marque l’aboutissement d’un rêve ancien pour Matthias Marc : proposer une cuisine profondément en-racinée dans son territoire natal, une véritable cuisine des bois.
Parce qu’elle puise son inspiration dans les forêts qui entourent le lac, Parce qu’elle s’appuie sur une exceptionnelle biodiversité locale, Parce qu’elle célèbre, enfin, le feu comme élément fondateur.
Deux espaces de restauration composent La Maison des Cimes : la Table des Cimes, restaurant gastronomique, et le Bistrot des Bûcherons, adresse plus conviviale et ancrée dans la mémoire des repas forestiers.
Accessible par une imposante porte en bois massif, la Table des Cimes affirme une identité forte, structurée autour de la cuisine ouverte. Elle se déploie en trois sous-espaces complémentaires, tous ouverts sur le lac. Une première salle, située à proximité de la wine room, s’organise autour d’une cheminée, offrant une atmosphère chaleureuse et feutrée. Plus loin, une véranda large-ment ouverte sur le paysage capte la lumière et prolonge la vue vers le lac. Au plus près de la cuisine ouverte, une grande table de partage offre une immersion directe dans le geste culinaire. Enfin, La Cime, comptoir prolongeant le passe, complète l’ex-périence dans une dimension encore plus intimiste.

Matthias y propose une cuisine ciselée, incisive et contemporaine, fidèle à son ADN, avec la trame gourmande de la Franche-Comté en marqueur indélébile. Le territoire y devient matière à création, des poissons d’eau douce aux gibiers, en passant par les productions maraîchères jusqu’aux cueillettes forestières. Stéphane Meyer, celui qu’on aime surnommer « le Druide », accompagne d’ailleurs cette démarche des dizaines de kilos de plantes, graines, bourgeons et herbes sauvages qu’il glane au gré de ses sa-vantes excursions, issus de sa connaissance intime du territoire.
À quelques pas, le Bistrot des Bûcherons déploie une atmosphère des plus conviviales. Tomettes anciennes, poutres apparentes, feu de bois et cui-sine au barbecue composent un lieu inspiré des auberges forestières et des grandes tablées d’autrefois. On y retrouve l’esprit des repas de sentier et des dimanches passés autour du feu, dans une cuisine franche et généreuse.
LE LANGAGE DES BRAISES

Au cœur du restaurant gastronomique comme au bistrot, la flamme accompagne chaque service et imprime son rythme à la maison. Elle constitue un fil invisible reliant les deux espaces de restauration, comme une mémoire commune du feu et du partage.
Dans le restaurant gastronomique, un imposant fourneau au bois devient le centre névralgique de la cuisine. La braise y occupe une place essentielle, presque ancestrale.
Elle convoque les souvenirs d’enfance de Matthias Marc : les grandes tablées familiales, les repas partagés avec les bûcherons de l’exploitation forestière, les barbecues improvisés au bord des lacs et les longues soirées passées autour d’un foyer vivant.
Ici, la braise devient un langage culinaire à part entière. Elle im-prime sa signature aux produits du territoire. Entre le bois et le feu se déploie ainsi un dialogue permanent qui irrigue toute l’identité de La Maison des Cimes.
LA FRANCHE-COMTÉ POUR RACINES, LE MONDE POUR HORIZON

Si La Maison des Cimes marque un retour aux sources, Matthias Marc ne tourne pas le dos aux douze années passées à Paris et à ce qui fait la com-plexité de son identité de cuisinier. Cette expérience nourrit aujourd’hui sa cuisine, où le territoire fait corps avec une curiosité permanente pour les saveurs du monde.
Vinaigre de bouleau, fermentations, sauces inspirées des traditions asia-tiques, techniques de cuisson glanées au fil de ses voyages : chaque assiette cherche ce subtil équilibre entre ancrage et ouverture.
La cuisine demeure celle qui a fait le succès de Substance, libre et profondé-ment personnelle. Mais ici, elle suit le rythme des massifs du Jura, au fil des saisons, des odeurs des sous-bois, des reflets du lac.
LE JURA, EN VERRE ET CONTRE TOUS

Impossible d’imaginer une maison jurassienne sans une cave d’exception. D’autant plus lorsque l’on connaît le goût de Matthias Marc pour les beaux flacons, et combien le Jura, longtemps relégué au second plan par les ama-teurs eux-mêmes, s’impose aujourd’hui comme l’un des foyers les plus vibrants du vin nature.
À La Maison des Cimes, plus de mille références composent une collection où le vivant guide chaque choix. Biodynamie, vignerons engagés et pour l’essentiel, des amis : ici, le vin raconte avant tout l’engagement de femmes et d’hommes dans le respect du vivant.
Au cœur du restaurant gastronomique, une spectaculaire wine room, ouverte aux clients, permet également de découvrir les trésors du vignoble jurassien et d’autres horizons autour de plateaux de fromages régionaux.
UN LIEU DE DESTINATION

Située à Malbuisson, au bord du seul embarcadère du lac Saint-Point, La Maison des Cimes s’inscrit au cœur de l’une des régions naturelles les plus spectaculaires de France.
À quelques minutes de la station de Métabief, à moins d’une heure en voi-ture de Lausanne, à une heure et demie en voiture de l’aéroport de Genève et à seulement deux heures trente de Paris via la gare de Frasne, la maison devient un point de départ idéal pour découvrir la région.
Entre reliefs du Mont d’Or et du Mont Rond, eaux du lac Saint-Point et fo-rêts du Haut-Doubs, les activités ne manquent pas : randonnées, baignades, sports de nature, ski, navigation, contemplation, ou simplement, le luxe de ne rien faire. Regarder le lac, écouter le vent murmurer dans les sapins, se perdre sous la canopée et retrouver, l’espace d’un instant, une forme de simplicité heureuse que l’on croyait perdue.
INFORMATIONS PRATIQUES
La Maison des Cimes 4 chemin des Landes 25160 Malbuisson
Tél. : +33 (0)3 81 89 42 42
lamaisondescimes.com
La Table des Cimes – restaurant gastronomique Ouvert du mercredi au dimanche, midi et soir
Menu Vingt Dieux – 160 € Menu Nenni Ma Foi – 110 €
Le Bistrot des Bûcherons Ouverture en novembre 2026 Ouvert 7j/7
L’Hôtel 4* – 9 chambres et suites Ouverture des suites en janvier 2027
ACCÈS
Paris : 2h30 en train Lausanne : 45 minutes en voiture
Aéroport de Genève : 1h30 en voiture Station de Métabief : 10 minutes en voiture
CONTACTS – LA MAISON DES CIMES
Matthias MARC, Chef Propriétaire
Hanna MARC, Directrice Générale Propriétaire