De Gaëtan Gil, cofondateur de RevMate
J’ai eu l’occasion d’observer de nombreux groupes hôteliers atteindre ce seuil invisible, mais bien réel : entre 20 et 40 établissements, la productivité des équipes de revenue management se fige. Les process ralentissent, les décisions prennent du retard, la qualité opérationnelle commence à fléchir.
Ce n’est pas une question de compétence. Ni même de motivation. C’est un problème de structure, un défaut de centralisation.
Tant que les données restent dispersées, que les outils sont fragmentés et les rôles sur-segmentés, il est impossible de passer à l’échelle sans perte de contrôle.
Le plafond informationnel
En dessous de 10 hôtels, un RM peut encore s’en sortir avec de bons réflexes, un peu d’huile de coude et quelques exports bien conçus. Mais une fois que le portefeuille s’élargit, la réalité s’impose brutalement : l’information est trop éparpillée pour être traitée efficacement.
Les données clés (stock, prix, stratégie, alertes) sont souvent :
- hébergées sur plusieurs plateformes,
- mises à jour à des fréquences différentes,
- et accessibles uniquement via des interfaces mono-hôtels.
Résultat, les RM passent plus de temps à collecter des données qu’à décider. Et chaque minute passée à compiler, vérifier, réconcilier… est une minute perdue pour l’optimisation du revenu.
Le vrai coût de la désorganisation
Ce plafond de productivité n’est pas seulement un problème de temps. C’est un frein stratégique :
- Décisions décalées, parfois trop tardives pour capter les pics de demande.
- Risque de surcharges tarifaires ou d’anomalies de stock non repérées à temps.
- Frustration croissante des équipes qui ont l’impression de « travailler en aveugle ».
Pire encore, ce fonctionnement « artisanal » repose souvent sur des profils seniors capables de gérer la complexité. Ce qui rend l’organisation fragile, difficile à transmettre et coûteuse à faire grandir.
Ce besoin de centralisation devient encore plus critique dans un contexte où la majorité des réservations se font désormais en ligne. Le moindre retard ou la moindre erreur dans l’ajustement des prix ou du stock peut coûter cher. Le rythme de la demande ne pardonne plus les outils lents ou cloisonnés (lire notre article décider en 30 sec.).
Dépasser le plafond
Dans tous les groupes qui ont réussi à dépasser ce seuil sans diluer la qualité, on observe une constante : la donnée est centralisée, consolidée, pilotable à l’échelle du portefeuille.
Cela signifie concrètement :
- Une interface unique pour voir tous les hôtels, toutes les chambres, tous les prix.
- Des alertes consolidées qui priorisent automatiquement les urgences.
- Une traçabilité claire des actions, partagée entre RM et équipes terrain.
- Des règles tarifaires applicables à plusieurs hôtels, d’un seul geste.
Ce n’est pas une simple amélioration opérationnelle, c’est un changement de paradigme et seul un RMS nativement conçu pour le multi-hôtel permet ce fonctionnement.
On passe de la micro-gestion dispersée à un pilotage global, cohérent et scalable.
Transformer la limite en levier
C’est exactement pour cette raison que nous avons conçu RevMate comme un véritable cockpit unifié et pas comme un RMS mono-hôtel empilé sur 40 établissements.
Notre objectif est de permettre à une même équipe RM de gérer non plus 20, mais 60, voire 100 hôtels, sans multiplier les effectifs, sans rogner sur la précision, sans rallonger les délais de décision, et surtout, sans charge mentale (pour approfondir, voir l’article Load to All).
Une équipe RM doit pouvoir :
- Identifier immédiatement les dates critiques sur l’ensemble du portefeuille.
- Appliquer ou ajuster une stratégie tarifaire en quelques clics, à l’échelle de 50 à 100 hôtels.
- Réagir à un pic de réservations sur une destination ou un segment, sans attendre.
En brisant ce plafond informationnel, un RM reprend la main sur son temps, son énergie… et sa performance.
En résumé
Ce n’est donc pas la croissance qui fait mal aux équipes RM. Le plafond de 20 à 40 hôtels n’est pas une fatalité, c’est le signe qu’il est temps de passer à une architecture centralisée.
Ceux qui réussissent à le faire changent d’échelle sans sacrifier leur exigence.
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